Costumière, costumier
- Reste à vous
- Les matières, les coupes et les silhouettes.
- Ce qui part
- Les renvois de dossiers : chacun retrouve vos propositions à jour.
Au théâtre, on laisse une lampe allumée sur le plateau vide, la nuit. On l’appelle la servante. Elle ne joue rien. Elle est là pour que personne ne se perde dans le noir. PlatOo! veut être ça pour une troupe.
Ça fait quinze ans que je fais du théâtre. Comédien, scénographe, metteur en scène. J’ai eu le trac des premières, dessiné des décors, dirigé des équipes, assisté des metteurs en scène. D’un poste à l’autre, j’ai retrouvé le même manque.
On fabrique un spectacle ensemble. Mais ce qui nous permet de travailler est éparpillé. Le texte V12 dans un mail. La conduite dans un dossier V3. Les costumes dans un texto. La musique sur un SwissTransfer expiré. Et cette question qui revient : « C’est bien la bonne version ? »
Au milieu, le metteur en scène et son assistant·e, quand il y en a un·e, recollent les morceaux. Ce temps-là nous manque pour chercher, essayer, nous tromper, recommencer.
Sur mes dernières créations, j’ai eu envie d’un espace de travail commun. Pour réunir le texte, la maquette du décor, les costumes, la lumière, la musique, l’agenda. Au même endroit. Avec la même information, au même moment, pour toute la troupe.
C’est de là qu’est né PlatOo!
Chacun garde son regard, son savoir-faire, sa liberté de proposer, autour et avec son metteur en scène, qui peut tout suivre au même endroit.
PlatOo! ne fait le métier de personne. Il enlève le travail que personne n’a choisi : courir après l’information.
J’ai choisi la servante comme symbole. Cette ampoule qu’on laisse allumée sur le plateau vide, la nuit, pour que personne ne se perde dans le noir. Un repère commun.
C’est la place que je veux donner à PlatOo! : une lumière pour nous retrouver au même endroit. Et continuer à faire du théâtre ensemble.
PlatOo! ne fait le métier de personne. Il enlève le travail que personne n’a choisi : courir après l’information.